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Internet mon amour
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Mauvaise rencontre sur le net
Internet rend fou ?

 

Internet mon amour

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Le Minitel rose paraît bien pâle à côté du réseau mondial et des agences matrimoniales qui y prospèrent. A la clé, la promesse de grands sentiments, de ceux qui font oublier les distances. Les échanges, d'abord virtuels (e-mails, photos et rendez-vous en ligne), débouchent sur de vraies rencontres.

Laurence, 41 ans, ne se sentait pas d'écumer les boîtes de Madrid pour vamper le quadra. Expatriée en Espagne de longue date, cette Française «sans travail et solitaire» s'est rabattue sur le Web. Quinze jours après son inscription à l'une des multiples agences de rencontres en ligne, la voilà en contact avec «un homme correspondant à ce qu'[elle] cherchai[t] depuis si longtemps». Alléluia pour Laurence, récemment divorcée, Cybercupidon a frappé. L'amour via les réseaux, c'est possible: l'heureux élu va quitter Paris, débouler chez elle et «se marier au plus vite».

Madrid-Paris pour elle, Montréal-Londres ou Kiev-Rio pour d'autres: l'Internet gomme les distances, joli cliché. Contrairement aux annonces franco-françaises qui ont fait le succès du Minitel, on peut y dénicher l'âme soeur de l'autre côté des océans. Les 100 000 abonnés payants de Match.com, l'un des plus fréquentés des services de rencontres, prouvent que les internautes se sont mis à jongler avec clavier, souris et modem pour débusquer du sentiment, du fort, de l'éternel. «L'Internet est l'outil idéal pour aider les célibataires à se rencontrer», explique Trish Mc Dermott, de Match.com, créé en Californie en 1996. «C'est rapide, pratique, et ça fournit beaucoup plus de facilités que les annonces dans les journaux.» Bref, voilà les amoureux aux commandes d'un Minitel mondial surpuissant, avec photos, couleurs et connexions discrètes du bureau pour gérer son cheptel d'amoureux(ses).

Son accès professionnel à l'Internet, Christine, abonnée à Match.com, en profite. «Je suis très douée pour me faire des amis, mais pas pour la romance», avoue cette Américaine de 38 ans. Ces trois dernières années, cette cadre informatique a promené son attaché-case et sa «caisse de bouquins» entre les Etats-Unis, un bled en Allemagne, un village près de Grenoble et la banlieue de Paris. «Match.com, c'est international, je peux nouer des relations et les entretenir quel que soit l'endroit où je suis.» Les petites annonces de journaux? «Trop local, trop long.» Le Minitel? «Trop français.» Son obole de 245 F versée à Match.com pour six mois, son profil enregistré («j'ai indiqué que j'aimais les chats») avec des indices sur le mari rêvé, Christine n'a plus qu'à s'en remettre au robot «Venus» qui lui dépose chaque jour dans sa boîte électronique les adresses e-mail de nouveaux abonnés compatibles. Reste à se titiller les affinités, s'échanger des photos, puis se rencontrer. «Un Anglais est venu passer une semaine chez moi l'été dernier, raconte-t-elle. Ce n'était pas une romance...»

Christine ne renoncera pas, elle «cherche un homme sérieux». On est loin de l'atmosphère des canaux de dialogues en direct, terrain de chasse des dragueurs, ou des listes de diffusion, territoire des rencontres par affinités textuelles. Il s'agit de la quête de l'amour durable, de la «relation à long terme et sérieuse». Et l'amour relifté high-tech a tout du filon: des centaines de sites de petites annonces et de clubs de rencontres en ligne ont fleuri. Match.com affiche «plus de 200 mariages et une douzaine de bébés». En France, NetClub, un service financé par la publicité lancé en juillet 1997, compte près de 4 000 inscrits.

Surtout, insiste Trish Mc Dermott (Match.com), «beaucoup de nos couples sont constitués de gens vivant à des milliers de kilomètres». Autre agence à jouer l'international, le Worldwide Matchmaking Service, émanation sur le Net d'une agence matrimoniale lyonnaise. «Marre de dîner aux chandelles en solo? Nous sommes des millions sur le Web et votre partenaire idéal surfe quelque part», proclame la page d'accueil du site. Christine Picasso, la patronne, se trouvait à l'étroit à Lyon. «Je n'avais pas un choix suffisant de partenaires à proposer à des gens de 30 à 40 ans.» Les centaines de petites annonces (avec ou sans photo, adresses e-mail et textes suintant le romantisme) y sont classées par pays, tout comme Match.com propose une option de recherche pour définir la distance entre deux partenaires. D'autres passent des accords, tel Coeur à Coeur, agence parisienne qui coopère avec des Mauriciens ou des Russes (lire ci-dessous).

L'offre foisonne, et l'internaute solitaire voit défiler jusqu'à l'overdose photos, textes et e-mails des candidats. «Ça devient un marché mondial de la chair fraîche, on s'assoit devant son écran et on se dit qu'on est à deux clics de souris de l'amour de sa vie», constate Philippe, étudiant lillois de 20 ans, «très amoureux» d'une Brésilienne rencontrée en janvier grâce à ces agences en ligne. Même s'ils ne se sont jamais vus. Evidemment, les premiers pas du candidat à la cyberpassion évoquent plus volontiers le remplissage de feuille de sécu que le grand frisson de la romance. Au contraire des agences classiques, pas d'entremetteur pour dénicher du sur mesure. La marieuse, quand elle existe, est un logiciel qui, selon les désirs de l'internaute, va éjecter les pieds-bots et répondre sans rechigner aux demandes de Brésiliennes à l'opulente poitrine. Californien, Mario Sarafraz souhaite trouver des «Hollandaises blondes aux yeux bleus, voire verts» (lire ci-contre). Le réseau, porte ouverte sur la diversité du monde...

C'est un peu la technologie au service de l'amour. «Quand la voiture a été inventée, les hommes se sont empressés de l'utiliser pour avoir des relations sexuelles, et ils exploitent aussi le Net, explique la sexologue Isadora Alman. Ce qui est sûr, c'est que ça inverse le sens habituel d'une relation. On commence par discuter avant de se rencontrer.» Un biais apprécié par les stressés du face-à-face. Christine apprécie de «rester anonyme au début des échanges» Plus sûr, sans danger, moins de risques... le Web se transforme en préservatif de la rencontre. Match .com propose une section «sécurité des rendez-vous» rappelant que l'«on n'est jamais obligé de rencontrer quelqu'un». Bien sûr, il faudra se résoudre à se mélanger les peaux. L'amour enfin trouvé et la romance devenue plus charnelles, l'internaute visitera les sites de mariage: sur Mariage-online, il peut déposer sa liste, choisir sa robe ou sa bague. Mais pas encore convoler avec sa souris.

Mario ch. Holl. yx bl.

«Les femmes d'Europe de l'Ouest sont beaucoup plus intelligentes et cultivées en moyenne que les Américaines.» Comme, en plus, Mario Zarafraz, Californien de 34 ans, aime les «blondes aux yeux bleus», il cible ses recherches sur le service de cyberrencontres American Singles en direction des Hollandaises. «Si j'aimais les Américaines, j'irais dans les bars.» Après quelques échanges électroniques, Mario a profité d'un voyage en Europe pour rencontrer de séduisantes Bataves. «A Amsterdam, je tente aussi de rencontrer des femmes dans les laveries, les magasins ou dans le tramway.»

Alice lance bouteille à mer s. Net

Alice s'est inscrite au Worldwide Matchmaking Service «un soir où les lumières qui brillent aux fenêtres voisines sont comme autant de petits signaux qui vous disent qu'il doit faire meilleur ailleurs». Divorcée, cette femme de 42 ans a choisi de lancer sa «bouteille à la mer» via l'Internet; «C'est anonyme et on peut le faire sans quitter son domicile.» Alice a reçu des réponses. Mais «les deux rencontres expérimentées étaient plutôt du genre dîner, puis, au dessert: tu veux ou tu veux pas?» Loin de ses rêves, emplis de cet «homme qui saura partager des moments de bonheur».

Gilbert ch. nana belle et sympa

Voilà une «agence matrimoniale non commerciale» unique, destinée aux seules femmes et avec «une seule rencontre possible»: Gilbert Zabeau. Ce secrétaire de mairie à Noyers-sur-Serein (Yonne), «célibataire et sans enfant», 44 ans, est convaincu que «ça a merdé quelque part». Le webmestre en mal d'amour joue la transparence sur le réseau, avec photo, CV et textes à sa gloire. Il recherche «une nana belle, sympa, pour cesser de vivre comme un con». Sans résultat pour l'instant. «Je me suis même fait insulter par courrier électronique.» Son site est d'ailleurs titré «M'enfin, il vient l'amour?».


Cyberromances

«On s'est jamais vu, mais je l'aime», mode d'emploi.

«On s'est jamais vu dans la vraie vie, mais je l'aime.» Annie, Québécoise de 42 ans et mariée depuis vingt, est tombée folle amoureuse d'un Parisien, croisé sur IRC (Internet Relay Chat), les canaux de dialogues en direct. «Il était si doux, si charmant, sans la vulgarité de tous les excités du cybersexe.». Depuis, c'est l'angoisse «de l'adultère virtuel recommencé chaque soir, dans la pénombre de ma chambre, devant l'écran de l'ordinateur». Annie compte bien un jour le serrer dans ses bras, mais «il nous faudra être patients».

«Des sentiments, du trouble, bref, de l'amour»: les internautes s'essaient aux amours à distance. Un rapide passage sur IRC permet d'en débusquer plusieurs, dissertant avec sérieux de leur cyberromance. «Je n'avais pas connu d'homme depuis cinq ans, raconte Renata, une Brésilienne de 35 ans. Depuis que j'ai rencontré John sur l'Internet, nos rendez-vous en ligne sont autant de moments de tendresse.»

Curieux phénomène, ces petits moments de douceur à deux, à plusieurs milliers de kilomètres, grâce au réseau. Où tous les gadgets techno du Net sont mis à contribution. Si les premiers émois sont uniquement textuels, comme sur le Minitel rose, il s'agit très vite d'échanger des photos, de barder son écran de caméras et de micros pour augmenter la sensation de proximité. Les plus expérimentés des cyberamants aiment à faire partager leurs astuces. Elise, amoureuse depuis un an de Mulder (un pseudo), et qui a ouvert le site Amour à distance, illustré de force petits cupidons, en s'appuyant sur son expérience de quatre mois de romantisme high-tech. Au menu: des conseils pour survivre à l'éloignement («la patience», «la confiance»... ou, plus chic, «un ordinateur portable»), des témoignages et quelques astuces pour mimer l'intimité. Outre la presque classique photo de son amour en fond d'écran, on retiendra une délicieuse «soirée virtuelle romantique». Où l'un des deux amants se fendra d'une carte postale électronique afin de «convier l'être cher à un petit rendez-vous virtuel sur ICQ», l'un des logiciels de dialogue en direct. Lors de la rencontre en ligne, et tout en se tapotant avec tendresse des mots doux sur l'écran, il est suggéré d'envoyer un «fichier musical mp3» (sic) avec un slow larmoyant, que le haut-parleur de l'ordinateur se chargera de crachoter. Moments intenses d'émotion brute...

Experte, Elise est au top de la cyberromance. Le phénomène intéresse certains psychologues. «L'anonymat partiel de l'Internet laisse beaucoup de place à l'imagination et aux fantasmes, explique le psychologue John Suler. Du coup, beaucoup de gens se sentent persuadés qu'ils ont trouvé ce qui leur manquait.» Accros via le réseau, les amoureux restent à des milliers de kilomètres, dans l'attente du jour où, enfin, ils se câlineront sans modem ni souris. Mais cet instant tant désiré ne se produit pas à tout coup. Renata hésite, malgré les demandes pressantes de John, prêt à sauter dans le premier avion pour Rio et atterrir dans son lit: «Notre relation est très agréable ainsi, j'ai peur de franchir le pas.» Selon John Suler, ces relations longs courriers favorisent le retour de l'amour platonique, «où l'on est attiré avant tout par l'esprit de quelqu'un, et pas par son physique». Du coup, la rencontre devient difficile, «de peur de voir ses fantasmes détruits par la dure réalité». Pas de chaussettes sales ni d'haleine féroce sur le réseau... La cyberromance sans consommation fait sourire la sexologue Isadora Alman: «Lorsqu'on entend ces témoignages, ça a l'air d'une blague. N'oublions pas que ces relations ne deviennent vraiment de l'amour que si les amoureux couchent ensemble.».

Le vieux qui mariait sur le Net

A 75 ans, Bepi Fontana dirige l'agence en ligne Coeur à Coeur.

Deuxième carrière, deuxième chance. «Je n'ai pas eu l'intelligence de m'adapter quand les yé-yé ont débarqué», estime Bepi Fontana, 75 ans. Cet ex-chef d'un orchestre latino-américain dirige la petite agence matrimoniale Coeur-à-Coeur, l'une des rares en France à disposer d'un site web. Quand le chanteur Antoine et les autres ont déboulé sur la scène, «en se roulant par terre, les jeunes aimaient ça», fini le succès de son orchestre, soudain vieillot.

Recyclé dans «les rencontres, mais du côté sérieux, le mariage et tout», Bepi Fontana ne se laissera pas faire: les «yé-yé» du réseau ne lui marcheront pas dessus. Il compte bien exploiter l'Internet, ce «truc merveilleux», pour faire prospérer son agence parisienne. Moustache et cheveux blancs, Bepi Fontana tapote sur un dossier: «Voilà tous les e-mails que j'ai reçus, du Canada, de Roumanie, de Russie, de l'île
Maurice.» Autant d'internautes attirés par les centaines de photos sur son site, fruits d'accords avec des agences de Saint-Pétersbourg ou de Roumanie.

L'Internet, Bepi Fontana en parle avec vigueur et enthousiasme. Le réseau mondial apparaît comme une occasion de multiplier les contacts humains, exercice qu'il affectionne particulièrement. Le front plissé, il évoque ses débuts à Pigalle, avant guerre, «lorsque j'attendais debout dans la rue que quelqu'un ait besoin d'un trompettiste». Le succès qui s'installe doucement, à jouer du cha-cha, du mambo, «à l'époque, c'était le plein truc». Les tournées où il accompagnait Luis Mariano, Edith Piaf ou Charles Aznavour... Du rythme, «des horaires invraisemblables», les cocktails, les soirées mondaines. Jusqu'à cette courbature des lèvres fatale, à 55 ans, à la fin des années 70. Et voilà Bepi Fontana rangé des trompettes. Grâce à ses contacts dans le show-biz, il produit alors quelques films, des séries B, dont la Goulve, sorti en 1971 et resté «onze semaines en exclu à Saint-Lazare».

Puis, une nuit de 1987, Bepi Fontana fatigue. «J'ai regardé l'heure, dit-il. C'était la première fois.» Il fallait bien s'occuper. «J'ai racheté une petite agence et le fichier avec.» Bepi Fontana tressaute sur sa chaise, agacé par sa mémoire qui patine. «Comment s'appelait le propriétaire, déjà?»

«Aujourd'hui, les gens ne veulent plus se déplacer, dit-il. J'ai des clients juste à côté de mon agence, qui me téléphonent pour que j'envoie de la documentation.» Alors, la communication instantanée les pieds dans les charentaises, c'est d'époque... Bepi Fontana reçoit deux ou trois commandes par courrier électronique chaque jour. «Les gens sont tout étonnés que je leur réponde en vingt-quatre heures.» Si l'internaute veut l'adresse postale du client en photo sur le site, il débourse 30 F. Tout va vite, peut-être trop. «Une agence de Saint-Pétersbourg voulait m'envoyer un fichier de 1 000 jeunes femmes, raconte-t-il. Je pouvais pas assumer.» Son site, lancé début 1997, n'est encore qu'un embryon. «Je compte m'associer avec des agences matrimoniales françaises.» Pour l'instant, et malgré quelques tentatives, Bepi semble encore isolé: «Ils ne comprennent rien aux bouleversements en cours.»

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Internet, la nouvelle dépendance

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Publié le 23 août 1999

Près de 6% des usagers d'Internet souffrent d'une façon ou d'une autre de dépendance à Internet, vient de révéler une étude qui sera publiée cet automne.

«Des mariages souffrent, des enfants ont des problèmes, des gens commettent des gestes illégaux, des gens dépensent beaucoup trop d'argent», aux dires de David Greenfield, un thérapeute et chercheur, auteur de l'étude. L'enquête de Greenfield a été faite en collaboration avec ABC News: 17 251 personnes ont répondu au questionnaire distribué, puis collecté par le site ABCNews.com. On peut encore remplir le questionnaire, basé sur le même type d'enquête que pour les joueurs compulsifs, sur le site du psychologue.

Si l'on répond «oui» à 5 des dix différents critères, on est considéré comme dépendant. Or, 990 répondants ont dit oui à cinq questions ou plus. Avec environ 200 millions d'usagers d'Internet à travers le monde, 11,4 millions de personnes seraient donc dépendantes d'Internet. La dépendance à Internet a déjà été étudiée par le passé et plusieurs thérapeutes disent avoir aider des patients à s'en débarrasser. L'un des éléments majeurs de cette dépendance serait le sentiment d'intimité que les gens ressentent lorsqu'ils échangent en ligne.


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Chérie, tu me trompes !

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Publié le 07 juillet 1999

Internet est en train de devenir un foyer pour les adultères, croient des experts réunis la semaine dernière à la conférence «Smart Marriages/Happy Framilies» (mariage intelligent/famille heureuse) organisée par la Coalition for Marriage, Family and Couples Education.

«Je prédis qu'un des rôles d'Internet dans le futur sera d'être une source pour les relations extraconjugales», affirme carrément Peggy Vaughan, une psychologue qui donne des conseils sur l'infidélité maritale sur America Online. L'auteure de The Monogamy Myth dit même qu'elle pourrait consacrer la moitié de son prochain livre sur les relations adultères qui ont commencé en ligne.

Et la population la plus touchée par le phénomène sont les femmes au foyer qui se mettent à partager, sur des sites de discussions, des choses personnelles qu'elles ne disent même pas à leur conjoint. Ces femmes vivent tellement intensément ces échanges qu'elles croient rapidement avoir trouvé l'âme sœur. Certaines femmes auraient même quitté leur mari avant d'avoir rencontré leur correspondant. D'ailleurs, des messages de courrier électroniques ont déjà été utilisés comme preuve dans des procédures de divorce. Les échanges physiques ne sont pas nécessaires pour mettre un mariage en péril, aux dires des psychologues. Une liaison en ligne comprend les trois élément d'une relation affective, et donc d'un adultère: le secret, l'intimité et la chimie sexuelle.


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Mauvaise rencontre sur le net

Brève extraite du journal libération (France), le 16 février 1999

Un homme de 23 ans est actuellement jugé à Lyon pour avoir tenté de tuer son ex-petite amie en 1996, à coups de couteau. Il avait rencontré sa promise grâce au Web. Devant la cour d'assises du Rhône, il a plaidé la jalousie pour justifier son acte. Suite à leur cyber rencontre, Amandine avait rejoint Régis V à Lyon avant de rompre. Le coeur brisé, le jeune homme l'avait innondé d'e-mails sur son lieu de travail. En octobre 1996, après l'avoir vu en compagnie d'autres garçons dans un cyber-café, il l'avait attendue toute la nuit devant son appartement avec un couteau de cuisine avant de la blesser grièvement. «Amandine c'était mon oyxygène, mon esprit, presque mon coeur» a expliqué Régis, qui sera fixé sur son sort mercredi dans la soirée. 8 ans de prison sont réclamés contre lui.

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Internet rend fou ?

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Texte rédigé par : Sophie Bernard le 07 juillet 1999

Les individus prédisposés à la désillusion psychotique pourraient être affectés par Internet, révèle un article de l'édition du mois de juin du Southern Medical Journal.

Ce sont du moins les conclusions d'une recherche effectuée par des médecins du Collège de médecine de la University of South Florida, à Tampa. L'article, que l'on peut télécharger en format PDF sur le site du SMJ, relate les cas de deux patients qui se sentaient tellement tourmentés par Internet qu'il était devenu la principale source de leurs désillusions. Si l'origine de l'idéation de la désillusion est inconnue, elle peut cependant être formée par diverses forces, dont des événements émotionnels, des sujets d'actualité ou des expériences socio-politiques. Certains patients deviennent tellement obsédés par les effets possibles, réels ou imaginaires, des nouvelles technologies qu'ils intègrent ces peurs dans leurs systèmes de désillusion. Les auteurs de l'article pensent qu'avec l'usage croissant d'Internet, cette technologie pourrait devenir une composante de plus en plus fréquente de désillusions.

Dans un des cas rapportés par les auteurs, un homme de 40 ans a tenté de se suicider en se tirant une balle dans le visage parce qu'il croyait que ses amis avaient mis en ligne des photos de lui se masturbant et ayant des relations sexuelles avec sa copine. Il pensait également qu'un ami travaillant à la CIA avait placé un «bogue Internet» dans ses oreilles capable de lire et contrôler ses pensées. Dans le deuxième cas, un homme de 41 ans pensait être un webmestre sorcier et diriger un service de conseil en ligne pour des apprentis sorciers. Il croyait que ses pouvoirs étaient tellement grands qu'il pouvait naviguer mentalement sur Internet, sans allumer son ordinateur. Il disait aussi recevoir du magnétisme de l'Internet tous les jours, à des heures marquées par des vieilles bouteilles de boisson gazeuse Dr. Pepper.

Déjà qu'on pouvait devenir accroc à Internet...

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