Un site de
rencontres bestiales. - 21 octobre 2003.
AFP - Un site de rencontres sur l'internet
s'est lancé aux Etats-Unis avec le
but de trouver une âme soeur à
la quarantaine de millions d'Américains
célibataires qui sont fous de leurs
animaux domestiques, «pour le bénéfice
mutuel des propriétaires et de leurs
animaux domestiques».
En s'inscrivant sur le site KissyKat.com,
qui est animé depuis le New Jersey,
il faut non seulement révéler
son âge et son sexe, mais aussi quel(s)
animal(-aux) domestique(s) on a, et celui
dont on ne pourrait pas se passer. Au chapitre
occupations préférées,
on peut indiquer non seulement cinéma
et randonnée, par exemple, mais encore
«élevage».
Pour Darren Trautwein, le directeur de création
de la société Kissykat, gestionnaire
du site, la plupart des 78 millions de chats,
65 millions de chiens, 17 millions d'oiseaux,
neuf millions de reptiles, cinq millions de
chevaux et 192 millions de poissons domestiques
aux Etats-Unis ont un lien émotionnel
très fort avec leurs propriétaires.
«Le site (...) apporte aux amoureux
des animaux domestiques un environnement différent,
passionnant et unique, où ils peuvent
faire des rencontres et développer
des relations avec des gens qui pensent comme
eux, et leurs animaux», explique M.
Trautwein.
«La mission fondatrice de Kissykat est
d'apporter le pouvoir de l'internet à
la communauté des animaux domestiques
- pour le bénéfice mutuel des
propriétaires et de leurs animaux domestiques»,
a déclaré la présidente
de la société, Rachael Kreisler,
dans un communiqué.
D'une façon générale,
les rencontres sur internet se multiplient
aux Etats-Unis, et d'après le service
spécialisé comScore Media Matrix,
plus de 45 millions d'Americains se connectent
à des sites de rendez-vous chaque mois,
pour un chiffre d'affaires total d'une centaine
de millions de dollars par trimestre, dix
fois plus qu'il y a deux ans.
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Un Casanova de l'internet démasqué
par une erreur d'e-mail. - vendredi 10 octobre
2003.
LONDRES (AFP) - Un Britannique de 44 ans,
qui fréquentait parallèlement
quatre femmes qu'il avait rencontrées
par l'internet, a vu son piège se refermer
sur lui lorsque ses victimes l'ont démasqué
après qu'il leur eut envoyé
un message à toutes les quatre.
Mark Ridgewell était entré
en contact avec ses conquêtes, des femmes
d'une quarantaine d'années possédant
toutes des situations aisées, par l'intermédiare
d'un site de rencontres sur Internet, selon
le quotidien The Times.
Après avoir reçu le même
message, que le "serial lover" avait
envoyé par inadvertance aux quatres
femmes, celles-ci se sont mutuellement contactées
et ont organisé leur vengeance. L'une
d'entre elles, Dawn Knight, une artiste de
37 ans, a donné rendez-vous au Don
Juan dans un pub près de chez lui,
à Northleach dans le Gloucesterchire
(ouest de l'Angleterre). Les trois autres,
une vice-présidente de banque, une
consultante et une directrice de supermarchés,
se sont invitées au rendez-vous.
"Nous voulions l'humilier publiquement,
devant ses amis et ses voisins", a déclaré
Dawn Knight au quotidien.
Dans la petite annonce qu'il avait fait
passer sur le site de rencontres, il se décrivait
comme un divorcé "très
fidèle" et "extrêmement
aimant et sincère".
Quand il a vu venir vers lui les trois autres
femmes, qu'il appelait toutes "ma princesse"
pour être sûr de ne pas se tromper
de prénom, le beau parleur s'est retrouvé
sans voix.
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Lover Spy ou l'espionnage sur internet pour
amoureux jaloux . - Mardi 30 septembre 2003.
SAN FRANCISCO (Reuters) - Une société
appelée Lover Spy propose aux amoureux
jaloux - et à toutes autres personnes
- d'espionner l'ordinateur d'un proche en
lui envoyant une carte de voeux électronique
contenant un dispositif de surveillance.
Le service et le logiciel proposés
par Lover Spy ("espion d'amoureux")
semble violer la loi américaine, selon
des spécialistes de la sécurité
informatique pour qui des pirates prennent
de plus en plus souvent de cette façon
le contrôle d'ordinateurs.
Pour "coincer votre amoureux infidèle",
Lover Spy propose de lui envoyer une carte
de voeux électronique l'attirant vers
un site internet qui va télécharger
dans son ordinateur un programme "cheval
de Troie" espion.
Le logiciel de Lover Spy, vendu 89 dollars
(plus de 76 euros) pour un maximum de cinq
ordinateurs, prétend enregistrer tout
ce que la victime fait sur son ordinateur,
notamment ce qu'elle tape, ses mots-clés,
ses courriels, ses "chats", ses
captures d'écran, avec même la
possibilité d'activer sa web cam.
Le programme espion envoie discrètement
l'information au serveur de Lover Spy qui
la fait ensuite parvenir à la personne
ayant acheté le logiciel, en préservant
son anonymat, à en croire le site de
la société, qui n'a pas fourni
de liste de contacts.
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La messagerie instantanée au bureau
ne sert pas qu'à travailler. - Lundi
15 septembre 2003.
Par Bernhard Warner
LONDRES (Reuters) - Selon une étude,
draguer ses collègues, intriguer contre
la hiérarchie et déblatérer
sur les camarades de bureau figurent parmi
les utilisations les plus courantes des services
de messagerie instantanée installés
dans les entreprises.
A l'instar du courrier électronique
il y a quelques années, la messagerie
instantanée s'est rapidement répandue
dans les grandes entreprises où elle
permet de converser presque en temps réel
et à moindre coût sur des réseaux
informatiques locaux.
Mais la popularité de la messagerie
instantanée ("instant messaging"
en anglais, ou IM) cache quelques inconvénients.
Beaucoup d'utilisateurs ne savent pas que
leurs conversations peuvent être surveillées
et n'hésitent pas à envoyer
des messages "sensibles", depuis
les commentaires cruels sur la nouvelle coupe
de cheveux du collègue jusqu'à
des informations sur les projets stratégiques
de l'entreprise.
"Les entreprises ne surveillent pas vraiment
les messageries instantanées",
a expliqué Nigel Hawthorn, directeur
européen du marketing chez Blue Coat
Systems, une entreprise spécialisée
dans la sécurité informatique
qui a réalisé cette étude
auprès de 300 entreprises aux Etats-Unis
et en Grande-Bretagne.
La prépondérance de conversations
personnelles ouvre la porte à des fuites
sur des informations sensibles, voire à
des poursuites judiciaires, a-t-il souligné.
Au Royaume-Uni, 65% des sondés ont
admis qu'ils utilisaient la messagerie instantanée
à des fins personnelles pendant les
heures de travail.
La moitié des sondés britanniques
ont avoué employer un langage grossier
dans leurs échanges IM, 40% en profitent
pour répandre des ragots sur leurs
collègues et près d'un tiers
pour leur faire des "avances sexuelles".
Les entreprises américaines semblent
plus sérieuses dans leur utilisation.
Moins d'un cinquième des sondés
ont dit s'autoriser des commentaires sur l'encadrement
ou à conter fleurette.
Une explication pourrait résider dans
la perception du contrôle opéré
par la direction. Environ 60% des Britanniques
ne pensent pas ou ne sont pas certains que
leurs conversations IM puissent être
surveillées par leur employeur alors
que 71% des Américains croient, à
raison, que les messages IM peuvent être
"tracés".
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Les ébats d'un couple rencontré
sur internet déclenchent une vaste
opération de police. - Vendredi 12
septembre 2003.
BERLIN (Reuters) - Un couple allemand qui
s'adonnait à des jeux sadomasochistes
dans une voiture de sport a déclenché
une vaste opération de police, après
qu'un témoin eut confondu leurs ébats
avec un passage à tabac.
Plus de 40 policiers de la ville de Dusseldorf,
assistés de pompiers et d'un hélicoptère,
se sont lancés à la recherche
de la Porsche noire, dans laquelle un homme
avait été aperçu en train
de frapper avec un bâton une femme aux
yeux bandés.
Finalement interpellés, l'homme, âgé
de 31 ans, et sa compagne rencontrée
sur internet, ont pu confier à la police
leur passion pour ce genre de jeux sexuels
violents.
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Un policier italien sauve une femme qui
se suicidait sur le net. - Dimanche 24 aout
2003.
ROME (Reuters) - Sans quitter son écran
d'ordinateur, un policier italien s'est précipité
à la rescousse d'une femme qui se suicidait
en direct sur internet et a réussi
à collecter ses coordonnées
puis à prévenir les secours
à temps pour lui sauver la vie, rapporte
l'agence Ansa.
Mathilde, Italienne âgée de 41
ans, a annoncé dans un salon internet
de dialogue en direct qu'elle allait mettre
fin à ses jours, puis elle a commencé
à avaler des médicaments devant
sa webcam sous les yeux horrifiés de
ses correspondants virtuels qui pouvaient
assister en direct à la scène.
Le policier, Massimo Turbacci, s'est appliqué
à la réconforter jusqu'à
ce qu'elle lui donne son numéro de
téléphone portable, qui a permis
aux autorités de retrouver son adresse,
dans la ville d'Aversa, près de Naples.
Une ambulance s'est précipitée
sur les lieux et l'a emmenée à
l'hôpital, où Mathilde est désormais
hors de danger.
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Sida : Internet remplacerait les saunas.
Publié dans BRANCHEZ-VOUS.
Selon des études américaines
récentes présentées lors
d'un congrès sur la prévention
du sida, Internet favoriserait grandement
les rencontres sexuelles à risque chez
les homosexuels.
Depuis 1997, on a observé une augmentation
de 17% des nouveaux cas de sida chez les gays
et bisexuels des États-Unis, ce qui
fait craindre une résurgence de cette
maladie. Certains experts estiment que le
clavardage et les sites Web sont en train
de remplacer les saunas comme lieu de rencontre
de la communauté homosexuelle.
Et une étude du Département
de la santé de la Californie pourrait
confirmer leur point de vue: 23% des hommes
gays ou bisexuels atteints de syphilis ont
affirmé rencontrer leurs partenaires
sexuels sur Internet, alors que 21% ont dit
le faire dans les saunas.
Encore plus alarmant, un sondage de l'Université
de la Californie à San Francisco révélait
que 39% des hommes gays et bisexuels (11%
des répondants étaient séropositifs)
avouaient avoir eu, dans les deux mois précédant
l'enquête, au moins une relation sexuelle
non protégée avec une personne
rencontrée en ligne.
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Valérie Aubin avait connu Pereira
en clavardant.
Par Jérôme Dussault — Journal
de Montréal.
Le 24 juillet 2003
Il semblait évident hier que Valérie
Aubin, cette jeune femme retrouvée
décapitée dans un sac de hockey,
avait fait la connaissance de son présumé
tueur de la même façon.
C’est ce qu’il a été
possible d’apprendre en marge de la
comparution de Duane Pereira, 24 ans, et Raymond
Norrie, 28 ans, au Palais de justice de Montréal.
Des amies de Valérie Aubin présentes
dans la salle d’audience pour le bref
passage des deux accusés ont raconté
que leur amie fréquentait Pereira depuis
environ deux mois.
«Elle l’avait connu en clavardant
et il était allé chez elle par
la suite pour réparer son ordinateur»,
a confié une copine de la victime qui
a tenu à conserver l’anonymat.
Depuis, Valérie Aubin et Duane Pereira,
un individu au lourd passé judiciaire,
avaient continué de se voir. Ce dernier
aurait confié à au moins une
personne s’être rendu à
la résidence de la jeune femme dans
la nuit de mercredi dernier mais uniquement
pour y commettre un vol.
Il avait la clé
Comme il avait la clé pour entrer,
il aurait pris la précaution de téléphoner
avant de se présenter au 6242, Desroseraies
dans l’arrondissement Anjou, histoire
de s’assurer de l’absence de Valérie.
Mais surprise, la femme de 20 ans était
déjà revenue quand il est arrivé,
disait-il.
Elle a été tuée sur
place selon les policiers avant d’être
abandonnée dans le fleuve dans l’est
de la ville. L’appartement que la femme
atteinte de schizophrénie partageait
avec son père, parti en vacances lors
des tristes évènements, a été
incendié pour faire disparaître
toute trace du crime.
«Il (Pereira) s’est vanté
du vol de la télévision et de
l’ordinateur et d’avoir vidé
le congélateur. Il disait qu’il
y avait eu bousculade et que Valérie
s’était fendu la tête mais
qu’elle était toujours vivante
quand il est parti», raconte une amie
de la victime.
Outrage sur un cadavre
Lorsque celle avec qui Pereira aurait partagé
une partie de son secret a lu dans les journaux
que Valérie Aubin avait été
découverte dans un sac de hockey qui
correspondait justement au sien, introuvable
depuis quelques jours, elle a tout compris.
Les policiers ont été alertés
et Pereira fut appréhendé chez
lui rapidement.
Le récidiviste de 24 ans, qui occupait
un emploi dans un supermarché selon
ce qu’il a été possible
d’apprendre, fixait le sol hier lorsqu’il
a paradé devant le tribunal. Il a été
accusé de meurtre au second degré,
d’incendie criminel mettant en danger
la vie humaine et d’outrage sur un cadavre.
Raymond Norrie fait aussi face à
ces deux derniers chefs d’accusation
en plus d’un autre de complicité
de meurtre après le fait. Tous deux
reviendront en cour le 23 septembre.
«Ç’aurait pu
être moi qui étais dans la poche
de hockey…»
«Quand j’ai appris que Valérie
était bien celle qu’on avait
retrouvée dans le fleuve, j’ai
capoté. Ç’aurait pu être
moi qui étais dans la poche de hockey…»
Une jeune femme venue observer Duane Pereira
et Raymond Norrie lors de leur brève
apparition en cour était toujours secouée
à sa sortie de la salle d’audience.
«Ça fait au moins trois ans
que Duane veut sortir avec moi. Mais depuis
qu’il a fait de la prison pour avoir
agressé une de ses ex, j’avais
peur.
«Je ne lui ai pas donné mon
adresse quand il est sorti mais il continuait
de m’appeler une ou deux fois par semaine
sur mon cellulaire. Je n’aurais jamais
cru qu’il pouvait faire ça»,
dit la femme, qui préfère taire
son identité.
Selon celle qui connaît tant l’accusé
Pereira que la victime depuis nombre d’années,
l’homme de 24 ans avait un faible pour
Valérie Aubin mais cette dernière
repoussait ses avances.
Criminel de carrière
Outre sa condamnation à cinq mois d’emprisonnement
pour une agression armée en août
2001, Duane Pereira a une longue expérience
de l’appareil judiciaire pour des affaires
de stupéfiants, vol et menace de mort,
notamment.
«C’est vraiment odieux, cruel
et dégueulasse ce qu’il a fait.
J’espère qu’il restera
en prison pour le reste de sa vie»,
rageait une amie de Valérie Aubin,
hier.
«Je conseille à tout le monde
d’éviter les rencontres dans
Internet. On ne sait jamais à qui on
a affaire», ajoute-t-elle, soulignant
que sa copine a pu être victime de sa
trop grande naïveté.
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